Voici une série de photos prises le 25 mars 2013, avant la tempête que nous subissons depuis plusieurs jours. Tout d'abord, un banc de stratocumulus.
La version HDR.
Une vue de la banquise, recouverte de neige.
Le coucher de Soleil.
Sa version HDR.
Quelques vues de la banquise, au clair de Lune.
Base antarctique Dumont d'Urvillle - 30 mars 2013, 16h42
Pression atmosphérique 961.1 hPa
Température -12.0 °C
Température du point de rosée -13.6 °C
Humidité relative 88 %
Windchill (température ressentie) -28.0
Vent
-Direction 130 ° (E)
-Vitesse moyenne 27.7 m/s (99.7 km/h)
-Vitesse max 34.7 m/s (124.9 km/h)
Rayonnement global 79.5 W/m²
Observation à 6h TU:
-Visibilité 600 m
-Nébulosité totale 8/8
-6/8 de stratocumulus à 1300 m
-6/8 d'altostratus à 2800 m
Hivernage à la Base Antarctique Dumont d'Urville comme Technicien Supérieur en Instrumentation pour le compte de Météo France
samedi 30 mars 2013
mercredi 27 mars 2013
Le radiosondage
Tous les matins nous effectuons un radiosondage. Il a pour but de caractériser l'atmosphère sur la plus grande hauteur possible (typiquement de 20 à 25 km). Pour cela nous envoyons une radiosonde qui va réaliser des mesures in situ en altitude à l'aide d'un ballon gonflé à l'hélium.
Le radiosondage doit être terminé et reçu à Toulouse avant 00h50 TU, qui est l’heure de démarrage du 1er modèle de prévision numérique météorologique du jour. La durée du radiosondage étant de presque 1h30, nous lançons le ballon à 23h15 TU, soit 9h15 heure locale. Le radiosondage de Dumont d'Urville est particulièrement important d'une part parce qu'il y a très peu de points de mesure en Antarctique, d'autre part parce qu'il est très intéressant pour les prévisions à court terme australiennes.
La radiosonde embarque 3 capteurs, alimentés par piles : un capteur de température, un capteur d'humidité et un récepteur GPS.
La radiosonde est accrochée au ballon avec un dérouleur de 30 m de ficelle, nécessaire pour que le ballon ne masque pas les satellites GPS au récepteur GPS de la radiosonde.
Le ballon est gonflé à l'hélium à l'aide d'une tare qui tient compte du poids de l'ensemble (ballon, dérouleur et radiosonde) et de la vitesse ascensionnelle voulue, 5 m/s (soit 18 km/h). Au fur et à mesure que le ballon va monter, la pression de l'air (dirigée vers l'intérieur du ballon) va diminuer. La pression de l'hélium (dirigée vers l'extérieur) va donc le faire gonfler de plus en plus, jusqu'à éclatement.
Les mesures sont effectuées toutes les 10s, ce qui correspond à un point tous les 50m. Les données sont transmises au sol par radio, à la fréquence de 403 MHz. La fréquence d'émission de la radiosonde peut être cependant reprogrammée dans la gamme de 400 à 406 MHz, qui nous est réservée.
Au sol une station d'acquisition récupère les données, à l'aide de 2 antennes, une pour les fortes hauteurs au-dessus de l'horizon (au décollage, et quand le vent est faible), une autre pour les faibles hauteurs.
Un logiciel va ensuite effectuer différents calculs pour chaque point de mesure.
L'altitude de la radiosonde peut être calculée à partir de la position GPS de la radiosonde et de la position GPS du site de lancement. Ces deux positions permettent également de calculer le vent, responsable du déplacement horizontal du ballon.
La pression atmosphérique peut être calculée à partir de l'altitude et de la pression atmosphérique au niveau du sol, par les lois de l'hydrostatique. Du sol jusqu'à 2500 m d'altitude environ, on peut considérer que la pression décroit linéairement de 1 hPa tous les 8.3 m. Ensuite la décroissance est logarithmique.
La température du point de rosée peut être calculée à partir de la température de l'air et de l'humidité. La température du point de rosée est la température à laquelle il faudrait refroidir une particule d'air pour que la vapeur d'eau qu'elle contient se condense. Un air humide correspond donc à une température du point de rosée peu différente de la température de l'air, et un air sec à une différence plus grande.
Une fois le radiosondage terminé, les points les plus significatifs du profil vertical sont ensuite codés dans un message TEMP et envoyées à Toulouse, qui le rediffuse sur le réseau météorologique mondial.
Voici par exemple les données du radiosondage du 25 mars 2013:
On constate que la température (représentée par la courbe verte) diminue avec la pression (et donc avec l'altitude, à raison en moyenne de 0.65 °C tous les 100 m dans l’atmosphère standard), pour arriver à un minimum au niveau de la tropopause (limite entre la troposphère, couche la plus basse de l'atmosphère, et la stratosphère, située au-dessus) aux environ de -55 °C.
On peut également voir la présence des différentes couches nuageuses (là où l'humidité, représentée par la courbe rouge, est la plus forte) et la correspondance avec un faible écart entre température de l'air et température du point de rosée (la courbe bleue).
Sur la courbe de vent on peut voir la présence d'un vent assez fort en altitude, de 44 nœuds (81 km/h) à 14 411.5 m.
Enfin sur la courbe de trajectoire, on constate que la sonde s'est globalement déplacée vers le sud-est (sous l'effet du vent de nord-ouest), jusqu'à 71 km (57 km au sud, 34 km à l'est). C'est là que le ballon a éclaté, à 24 475 m d'altitude.
Base antarctique Dumont d'Urvillle - 27 mars 2013, 18h51
Pression atmosphérique 981.4 hPa
Température -16.4 °C
Température du point de rosée -23.4 °C
Humidité relative 55 %
Windchill (température ressentie) -22.8
Vent
-Direction 150 ° (SE)
-Vitesse moyenne 2.7 m/s (9.7 km/h)
-Vitesse max 4.1 m/s (14.8 km/h)
Observation à 6h TU
-Visibilité 50 000 m
-Nébulosité totale 7/8
-3/8 de stratocumulus à 1200 m
-7/8 de cirrus à 7000 m
Le radiosondage doit être terminé et reçu à Toulouse avant 00h50 TU, qui est l’heure de démarrage du 1er modèle de prévision numérique météorologique du jour. La durée du radiosondage étant de presque 1h30, nous lançons le ballon à 23h15 TU, soit 9h15 heure locale. Le radiosondage de Dumont d'Urville est particulièrement important d'une part parce qu'il y a très peu de points de mesure en Antarctique, d'autre part parce qu'il est très intéressant pour les prévisions à court terme australiennes.
La radiosonde embarque 3 capteurs, alimentés par piles : un capteur de température, un capteur d'humidité et un récepteur GPS.
La radiosonde est accrochée au ballon avec un dérouleur de 30 m de ficelle, nécessaire pour que le ballon ne masque pas les satellites GPS au récepteur GPS de la radiosonde.
Le ballon est gonflé à l'hélium à l'aide d'une tare qui tient compte du poids de l'ensemble (ballon, dérouleur et radiosonde) et de la vitesse ascensionnelle voulue, 5 m/s (soit 18 km/h). Au fur et à mesure que le ballon va monter, la pression de l'air (dirigée vers l'intérieur du ballon) va diminuer. La pression de l'hélium (dirigée vers l'extérieur) va donc le faire gonfler de plus en plus, jusqu'à éclatement.
Les mesures sont effectuées toutes les 10s, ce qui correspond à un point tous les 50m. Les données sont transmises au sol par radio, à la fréquence de 403 MHz. La fréquence d'émission de la radiosonde peut être cependant reprogrammée dans la gamme de 400 à 406 MHz, qui nous est réservée.
Au sol une station d'acquisition récupère les données, à l'aide de 2 antennes, une pour les fortes hauteurs au-dessus de l'horizon (au décollage, et quand le vent est faible), une autre pour les faibles hauteurs.
Un logiciel va ensuite effectuer différents calculs pour chaque point de mesure.
L'altitude de la radiosonde peut être calculée à partir de la position GPS de la radiosonde et de la position GPS du site de lancement. Ces deux positions permettent également de calculer le vent, responsable du déplacement horizontal du ballon.
La pression atmosphérique peut être calculée à partir de l'altitude et de la pression atmosphérique au niveau du sol, par les lois de l'hydrostatique. Du sol jusqu'à 2500 m d'altitude environ, on peut considérer que la pression décroit linéairement de 1 hPa tous les 8.3 m. Ensuite la décroissance est logarithmique.
La température du point de rosée peut être calculée à partir de la température de l'air et de l'humidité. La température du point de rosée est la température à laquelle il faudrait refroidir une particule d'air pour que la vapeur d'eau qu'elle contient se condense. Un air humide correspond donc à une température du point de rosée peu différente de la température de l'air, et un air sec à une différence plus grande.
Une fois le radiosondage terminé, les points les plus significatifs du profil vertical sont ensuite codés dans un message TEMP et envoyées à Toulouse, qui le rediffuse sur le réseau météorologique mondial.
Voici par exemple les données du radiosondage du 25 mars 2013:
On constate que la température (représentée par la courbe verte) diminue avec la pression (et donc avec l'altitude, à raison en moyenne de 0.65 °C tous les 100 m dans l’atmosphère standard), pour arriver à un minimum au niveau de la tropopause (limite entre la troposphère, couche la plus basse de l'atmosphère, et la stratosphère, située au-dessus) aux environ de -55 °C.
On peut également voir la présence des différentes couches nuageuses (là où l'humidité, représentée par la courbe rouge, est la plus forte) et la correspondance avec un faible écart entre température de l'air et température du point de rosée (la courbe bleue).
Sur la courbe de vent on peut voir la présence d'un vent assez fort en altitude, de 44 nœuds (81 km/h) à 14 411.5 m.
Enfin sur la courbe de trajectoire, on constate que la sonde s'est globalement déplacée vers le sud-est (sous l'effet du vent de nord-ouest), jusqu'à 71 km (57 km au sud, 34 km à l'est). C'est là que le ballon a éclaté, à 24 475 m d'altitude.
Base antarctique Dumont d'Urvillle - 27 mars 2013, 18h51
Pression atmosphérique 981.4 hPa
Température -16.4 °C
Température du point de rosée -23.4 °C
Humidité relative 55 %
Windchill (température ressentie) -22.8
Vent
-Direction 150 ° (SE)
-Vitesse moyenne 2.7 m/s (9.7 km/h)
-Vitesse max 4.1 m/s (14.8 km/h)
Observation à 6h TU
-Visibilité 50 000 m
-Nébulosité totale 7/8
-3/8 de stratocumulus à 1200 m
-7/8 de cirrus à 7000 m
lundi 18 mars 2013
Exercice photo: panorama du bureau météo
Voici un panorama du bureau exploitation de la météo, où j'effectue régulièrement (comme aujourd'hui par exemple) les journées prévisions-observations.
Sur la gauche on a l'ordinateur pour se connecter à l'intranet de la météo.
Au centre, 3 ordinateurs (sur 2 écrans) pour les transmissions (principalement le mail), l'exploitation (prévision, climatologie...) et la récupération des données météorologiques de la base (via le logiciel COBALT).
Sur la droite enfin 2 systèmes de radiosondage (bancs de calage, stations d'acquisition et ordinateurs), l'un ayant déjà été changé pour les nouveau modèles de radiosondes et la tranmission des messages par une liaison satellite IRIDIUM.
La difficulté pour réaliser un tel panorama (sur 360° et du zénith au nadir), c'est de n'oublier aucun morceau! Pour cela, un trépied gradué aide bien. De plus il faudrait idéalement que le foyer de l'appareil ne se déplace pas, à cause du problème de parallaxe.
C'est ensuite le logiciel Microsoft ICE (gratuit) qui se charge de l'assemblage des images selon la projection voulue).
Ensuite Photoshop permet de passer en vue du zénith...
...ou en vue du nadir.
Base antarctique Dumont d'Urvillle - 18 mars 2013, 18h00
Pression atmosphérique 963.5 hPa
Température -13.5 °C
Température du point de rosée -22.2 °C
Humidité relative 48 %
Windchill (température ressentie) -16.9
Vent
-Direction 220 ° (E)
-Vitesse moyenne 1.4 m/s (5.0 km/h)
-Vitesse max 2.1 m/s (7.6 km/h)
Rayonnement global 85.6 W/m²
Observation à 6h TU
-Visibilité 80 000 m
-Nébulosité totale 0/8
Sur la gauche on a l'ordinateur pour se connecter à l'intranet de la météo.
Au centre, 3 ordinateurs (sur 2 écrans) pour les transmissions (principalement le mail), l'exploitation (prévision, climatologie...) et la récupération des données météorologiques de la base (via le logiciel COBALT).
Sur la droite enfin 2 systèmes de radiosondage (bancs de calage, stations d'acquisition et ordinateurs), l'un ayant déjà été changé pour les nouveau modèles de radiosondes et la tranmission des messages par une liaison satellite IRIDIUM.
La difficulté pour réaliser un tel panorama (sur 360° et du zénith au nadir), c'est de n'oublier aucun morceau! Pour cela, un trépied gradué aide bien. De plus il faudrait idéalement que le foyer de l'appareil ne se déplace pas, à cause du problème de parallaxe.
C'est ensuite le logiciel Microsoft ICE (gratuit) qui se charge de l'assemblage des images selon la projection voulue).
Ensuite Photoshop permet de passer en vue du zénith...
...ou en vue du nadir.
Base antarctique Dumont d'Urvillle - 18 mars 2013, 18h00
Pression atmosphérique 963.5 hPa
Température -13.5 °C
Température du point de rosée -22.2 °C
Humidité relative 48 %
Windchill (température ressentie) -16.9
Vent
-Direction 220 ° (E)
-Vitesse moyenne 1.4 m/s (5.0 km/h)
-Vitesse max 2.1 m/s (7.6 km/h)
Rayonnement global 85.6 W/m²
Observation à 6h TU
-Visibilité 80 000 m
-Nébulosité totale 0/8
samedi 16 mars 2013
Premières aurores
Maintenant que les nuits sont bien noires, il est possible d'observer les aurores australes. Un numéro téléphonique sert d'alerte pour ceux qui veulent être réveillés en pleine nuit pour les observer. La photo de droite montre le début, lors d'une pose de 8 minutes (l'étirement des étoiles est dû à la rotation de la Terre).
En voici la version légendée.
Une dizaine de minutes plus tard, l'aurore s'est bien étendue. Il faut cependant bien comprendre qu'à l’œil nu, elle est beaucoup moins spectaculaire. Seules les parties les plus brillantes sont visibles. De plus la nuit l’œil ne voit pas les couleurs. Au mieux lors d'une aurore intense pourra-t-on voir une légère couleur verte, dans les tons pastels.
Une autre vue, avec la piste du Lion à droite. La photo est prise avec une ouverture maximale (f/3.5), une sensibilité maximale (6400 ISO!) et un temps de pose de 15s pour figer la rotation de la Terre.
Hier j'étais de service base. Je me suis donc proposé pour faire le repas du soir. Au menu: salade crétoise...
...et kalitsounias. Il s'agit d'une pâte à tarte fourrée aux épinard et oignons, puis dorée à l'huile.
Pour ce qui est de la météo, les températures sont bien descendues, avec le passage du cap des -15°C. Ce qui a permis la formation de la banquise. Pas question cependant de nous y aventurer, elle est assez épaisse pour les manchots Adélie, mais pas pour nous. Manchots Adélie qui par ailleurs ne sont quasiment plus présents sur l'île. Désormais ce sont les manchots Empereurs que nous attendons.
Avec la formation de la banquise, il y a également des icebergs qui se sont immobilisés et qui resteront probablement le reste de l'année, sauf en cas de débâcle hivernale (qui se produisent parfois, à la suite de fortes tempêtes).
Base antarctique Dumont d'Urvillle - 16 mars 2013, 18h25
Pression atmosphérique 985.2 hPa
Température -9.9 °C
Température du point de rosée -21.0 °C
Humidité relative 40 %
Windchill (température ressentie) -19.6
Vent
-Direction 110 ° (E)
-Vitesse moyenne 8.8 m/s (31.7 km/h)
-Vitesse max 13.2 m/s (47.5 km/h)
Rayonnement global 24.8 W/m²
Observation à 6h TU:
-Visibilité 40000 m
-Nébulosité totale 7/8
-6/8 d'altostratus à 3000 m
-1/8 de cirrus à 7500 m
En voici la version légendée.
Une dizaine de minutes plus tard, l'aurore s'est bien étendue. Il faut cependant bien comprendre qu'à l’œil nu, elle est beaucoup moins spectaculaire. Seules les parties les plus brillantes sont visibles. De plus la nuit l’œil ne voit pas les couleurs. Au mieux lors d'une aurore intense pourra-t-on voir une légère couleur verte, dans les tons pastels.
Une autre vue, avec la piste du Lion à droite. La photo est prise avec une ouverture maximale (f/3.5), une sensibilité maximale (6400 ISO!) et un temps de pose de 15s pour figer la rotation de la Terre.
Hier j'étais de service base. Je me suis donc proposé pour faire le repas du soir. Au menu: salade crétoise...
...et kalitsounias. Il s'agit d'une pâte à tarte fourrée aux épinard et oignons, puis dorée à l'huile.
Pour ce qui est de la météo, les températures sont bien descendues, avec le passage du cap des -15°C. Ce qui a permis la formation de la banquise. Pas question cependant de nous y aventurer, elle est assez épaisse pour les manchots Adélie, mais pas pour nous. Manchots Adélie qui par ailleurs ne sont quasiment plus présents sur l'île. Désormais ce sont les manchots Empereurs que nous attendons.
Avec la formation de la banquise, il y a également des icebergs qui se sont immobilisés et qui resteront probablement le reste de l'année, sauf en cas de débâcle hivernale (qui se produisent parfois, à la suite de fortes tempêtes).
Base antarctique Dumont d'Urvillle - 16 mars 2013, 18h25
Pression atmosphérique 985.2 hPa
Température -9.9 °C
Température du point de rosée -21.0 °C
Humidité relative 40 %
Windchill (température ressentie) -19.6
Vent
-Direction 110 ° (E)
-Vitesse moyenne 8.8 m/s (31.7 km/h)
-Vitesse max 13.2 m/s (47.5 km/h)
Rayonnement global 24.8 W/m²
Observation à 6h TU:
-Visibilité 40000 m
-Nébulosité totale 7/8
-6/8 d'altostratus à 3000 m
-1/8 de cirrus à 7500 m
jeudi 28 février 2013
Début de l'hivernage
Avec le départ avant-hier de la dernière rotation R4 de l'Astrolabe, nous voici désormais livrés à nous-mêmes. Voici donc une présentation de la Base antarctique Dumont d'Urville où nous allons passer notre hivernage, à partir de photos prises par Guillaume Payen lors de la traditionnelle photo du dernier vol d'hélicoptère, où nous sommes tous habillés en VTN rouge.
En voici une version légendée:
A: Piste du Lion
B: Ile Claude Bernard
C: Ile Lamarck
D: Ile des Pétrels
E: La Tortue
F: Ile Jean Rostand
G: Nunatak du Bon Docteur
H: Ile Le Mauguen
I: Glacier de l'Astrolabe
J: Continent Antarctique
K: Océan Austral
1: Quai de l'Astrolabe
2: Station de pompage eau de mer
3: Bâtiment 63: laboratoire de biologie
4: Cuves gasoil
5: Bâtiment 42: logement hivernant
6: Bâtiment 69: atelier mécanique
7: Antenne V24
8: Bâtiment 23: centrale électrique
9: Ancien hall fusées
10: Cuves eau douce
11: Bâtiment 74: magasin vivres +4°C, groupe de secours
12: Bâtiment 31: séjour
13: Bâtiment 26: laboratoire n°2
14: Bâtiment 75: magasin produits, local sport, gestion des déchets
15: Cabine téléphonique
16: Bâtiment 76: magasin vivres, produits secs et chambre froide -18°C
17: Plate-forme hélicoptère
18: Bâtiment 46: télécommunications et gérance postale
19: Bâtiment 25: laboratoire n°1
20: Chambre froide, shelter biologique, magasin et atelier résines, chambre froide 30m3
21: Radier de dépôts
22: Abri de mesures météorologiques, température et humidité
23: Mât de mesures vent
24: Shelter météo
25: Shelter ionosphère - riomètres
26: Bâtiment 22: garage, menuiserie
27: Abri radioactivité CEA
28: Abri de lancement des ballons sondes météo
29: Bâtiment 66: LIDAR
30: Incinérateur à bois
31: Bâtiment 47: magasin général
32: Bâtiment 41: laboratoire n°3
33: Abri gravimétrie
34: Abri de séismologie désaffecté
35: Cave sismologique
36: Abri du magnétographe Lacour
37: Abri acquisition séismologie
38: Shelter amagnétique
39: Abri magnétisme (commande électrique générale)
40: Bâtiment 32: logement été
41: Abri magnétisme (mesures absolues)
42: Station 34: Shelter ionosphère - ionosondes
43: Mât ionosphère
44: Abri maintenance ionosphère
Base antarctique Dumont d'Urvillle - 24 février 2013, 18h28
Pression atmosphérique 974.3 hPa
Température -10.3 °C
Température du point de rosée -19.8 °C
Humidité relative 45 %
Windchill (température ressentie) -17.2
Vent
-Direction 150 ° (E)
-Vitesse moyenne 4.5 m/s (16.2 km/h)
-Vitesse max 6.6 m/s (23.8 km/h)
Rayonnement global 155.8 W/m²
Observation à 6h TU:
-Visibilité 60000 m
-Nébulosité totale 1/8
-1/8 de cirrus à 7500 m
En voici une version légendée:
A: Piste du Lion
B: Ile Claude Bernard
C: Ile Lamarck
D: Ile des Pétrels
E: La Tortue
F: Ile Jean Rostand
G: Nunatak du Bon Docteur
H: Ile Le Mauguen
I: Glacier de l'Astrolabe
J: Continent Antarctique
K: Océan Austral
1: Quai de l'Astrolabe
2: Station de pompage eau de mer
3: Bâtiment 63: laboratoire de biologie
4: Cuves gasoil
5: Bâtiment 42: logement hivernant
6: Bâtiment 69: atelier mécanique
7: Antenne V24
8: Bâtiment 23: centrale électrique
9: Ancien hall fusées
10: Cuves eau douce
11: Bâtiment 74: magasin vivres +4°C, groupe de secours
12: Bâtiment 31: séjour
13: Bâtiment 26: laboratoire n°2
14: Bâtiment 75: magasin produits, local sport, gestion des déchets
15: Cabine téléphonique
16: Bâtiment 76: magasin vivres, produits secs et chambre froide -18°C
17: Plate-forme hélicoptère
18: Bâtiment 46: télécommunications et gérance postale
19: Bâtiment 25: laboratoire n°1
20: Chambre froide, shelter biologique, magasin et atelier résines, chambre froide 30m3
21: Radier de dépôts
22: Abri de mesures météorologiques, température et humidité
23: Mât de mesures vent
24: Shelter météo
25: Shelter ionosphère - riomètres
26: Bâtiment 22: garage, menuiserie
27: Abri radioactivité CEA
28: Abri de lancement des ballons sondes météo
29: Bâtiment 66: LIDAR
30: Incinérateur à bois
31: Bâtiment 47: magasin général
32: Bâtiment 41: laboratoire n°3
33: Abri gravimétrie
34: Abri de séismologie désaffecté
35: Cave sismologique
36: Abri du magnétographe Lacour
37: Abri acquisition séismologie
38: Shelter amagnétique
39: Abri magnétisme (commande électrique générale)
40: Bâtiment 32: logement été
41: Abri magnétisme (mesures absolues)
42: Station 34: Shelter ionosphère - ionosondes
43: Mât ionosphère
44: Abri maintenance ionosphère
Base antarctique Dumont d'Urvillle - 24 février 2013, 18h28
Pression atmosphérique 974.3 hPa
Température -10.3 °C
Température du point de rosée -19.8 °C
Humidité relative 45 %
Windchill (température ressentie) -17.2
Vent
-Direction 150 ° (E)
-Vitesse moyenne 4.5 m/s (16.2 km/h)
-Vitesse max 6.6 m/s (23.8 km/h)
Rayonnement global 155.8 W/m²
Observation à 6h TU:
-Visibilité 60000 m
-Nébulosité totale 1/8
-1/8 de cirrus à 7500 m
dimanche 24 février 2013
Banquise temporaire
Après plusieurs journées bien froides et sans trop de vent (de-14 °C à -7,5 °C le 19 février 2013 par exemple), la banquise a temporairement fait son apparition, jusqu'à aujourd'hui. En voici donc quelques photos, prises le 20 février 2013.
Ce même jour j'ai eu une dernière fois l'occasion de prendre l'hélicoptère afin d'aller démonter le mât vent à la piste D10, sur le continent. J'ai donc ramené l'électronique, qu'il me faudra préparer à la fin de l'hivernage, pour la rotation R0. L'alimentation a en effet encore fait des siennes (pas de recharge de la batterie alors que tout parait en état de fonctionnement).
Aujourd'hui je suis de nouveau en journée prévi-obs. Le lâcher du ballon de radiosondage a été sportif, avec un vent moyen de 75 km/h et des rafales à 115 km/h (le maximum a été de 119 km/h à 21h51 TU). J'ai dû effectuer un 2ème lâcher car la liaison radio a été perdue à 8659 m d'altitude, ce qui est trop bas (il faut atteindre au moins la pression 100 hPa).
Un petit HS: comme vous l'aurez appris mieux que moi, une météorite a explosé dans le ciel de Russie le 15 février 2013 à 3h15 TU. L'image à gauche est celle de la traînée prise par Météosat 9 depuis son orbite géostationnaire, puis projetée pour simuler une vue de dessus. Aux dernières nouvelles, l'astéroïde avait une taille de 17m et une masse de 10 000 tonnes environ. Il a pénétré dans l'atmosphère a une vitesse de 18 km/s (64 800 km/h) et a explosé en libérant une énergie de 500 kilotonnes de TNT, soit plus de 30 fois l'énergie de la bombe larguée sur Hiroshima.
L’Astrolabe doit normalement arriver après-demain pour la dernière rotation, R4. Une fois reparti, l'hivernage commencera et nous serons livrés à nous-même!
Base antarctique Dumont d'Urvillle - 24 février 2013, 17h00
Pression atmosphérique 969.5 hPa
Température -2.8 °C
Température du point de rosée -3.5 °C
Humidité relative 95 %
Windchill (température ressentie) -11.9
Vent
-Direction 80 ° (E)
-Vitesse moyenne 13.6 m/s (49.0 km/h)
-Vitesse max 17.8 m/s (64.1 km/h)
Rayonnement global 54.7 W/m²
Observation à 6h TU:
-Visibilité 700 m
-Nébulosité totale 8/8
-8/8 de stratocumulus à 500 m
dimanche 3 février 2013
Continuité des rotations de l'Astrolabe et pannes
Les rotations de l'Astrolabe se suivent et ne ressemblent pas. La rotation R2 a en effet été beaucoup plus rapide que la rotation R1. Parti de Hobart le jeudi 10 janvier 2013 au soir, l'Astrolabe est arrivé le mercredi 23 janvier 2013 au matin, pour en repartir le jeudi 24 janvier 2013 au soir et être de retour à Hobart le jeudi 31 janvier 2013 à midi.
Lors de cette rotation il a apporté plein de matériel pour Météo-France: une nouvelle imprimante (déjà branchée et installée: en quelques clics c'est prêt!), les racks de bouteilles d'hélium pour les radiosondages et les sondages ozone, les capteurs de rechange, un nouvel onduleur, un nouvel ordinateur pour l'exploitation... Je devrais installer le tout lors des prochaines semaines.
Il y a quelques jours la mesure de vent de la piste D10 située sur le continent est tombée en panne. A D10 anémomètre/girouette envoie ses données via une liaison RS485. A l'aide d'un convertisseur, ces données sont adaptées en RS232 (plus connue comme liaison série). Un modem se charge ensuite des les envoyer par radio à Dumont d'Urville. Le tout est alimentée par une batterie, dont la recharge est régulée par un panneau photovoltaïque. A Dumont d'Urville un modem récupère le signal radio et le re-transforme en signal série lisible par l'ordinateur où fonctionne Cobalt, le logiciel de récupération des données météorologiques. Du côté de Dumont d'Urville, l'antenne de réception radio était en bon état. Le modem indiquant qu'il ne détecte pas d'onde porteuse, j'en déduis que le problème se situe de l'autre côté. Un vol d'hélicopère et un trajet en engin spécial neige plus tard, le problème est vite identifié: la batterie est vide.
Un problème n'arrivant jamais seul, le même jour le logiciel de récupération des données météorologiques Cobalt a connu un bug: il ne retrouvait plus ses données passées. J'ai donc dû restaurer le dossier où se situe la base de données à une date ultérieur, effectuer une opération de maintenance (principalement une défragmentation) de cette même base et effectuer un vidage de la station Opale pour récupérer les données enregistrées pendant l'opération (elle garde en mémoire les 7 derniers jours). Les derniers tours d'horizon (observation des nuages, visibilité, temps présent et phénomènes particuliers) ont ensuite été entrés manuellement à partir du carnet d'observation.
Aujourd'hui je suis à nouveau en journée prévision-observation (de 7h à 22h) sous un grand soleil, au lendemain d'une tempête avec des rafales à 110 km/h. Demain ce sera donc journée repos. Ensuite je devrais retourner à la piste D10 pour y mettre la batterie rechargée. Et en fin de semaine si tout va bien, la rotation R3 arrivera à Dumont d'Urville.
Base antarctique Dumont d'Urvillle - 3 février 2013, 18h30
Pression atmosphérique 969.7.2 hPa
Température 0.5 °C
Température du point de rosée -12.2 °C
Humidité relative 38 %
Windchill (température ressentie) -5.7
Vent
-Direction 140 ° (SE)
-Vitesse moyenne 8.1 m/s (29.2 km/h)
-Vitesse max 11.6 m/s (41.8 km/h)
Rayonnement global 323.0 W/m²
Observation à 6h TU:
-Visibilité 50000 m
-Nébulosité totale 1/8
-1/8 de cirrus à 6000 m
Lors de cette rotation il a apporté plein de matériel pour Météo-France: une nouvelle imprimante (déjà branchée et installée: en quelques clics c'est prêt!), les racks de bouteilles d'hélium pour les radiosondages et les sondages ozone, les capteurs de rechange, un nouvel onduleur, un nouvel ordinateur pour l'exploitation... Je devrais installer le tout lors des prochaines semaines.
Il y a quelques jours la mesure de vent de la piste D10 située sur le continent est tombée en panne. A D10 anémomètre/girouette envoie ses données via une liaison RS485. A l'aide d'un convertisseur, ces données sont adaptées en RS232 (plus connue comme liaison série). Un modem se charge ensuite des les envoyer par radio à Dumont d'Urville. Le tout est alimentée par une batterie, dont la recharge est régulée par un panneau photovoltaïque. A Dumont d'Urville un modem récupère le signal radio et le re-transforme en signal série lisible par l'ordinateur où fonctionne Cobalt, le logiciel de récupération des données météorologiques. Du côté de Dumont d'Urville, l'antenne de réception radio était en bon état. Le modem indiquant qu'il ne détecte pas d'onde porteuse, j'en déduis que le problème se situe de l'autre côté. Un vol d'hélicopère et un trajet en engin spécial neige plus tard, le problème est vite identifié: la batterie est vide.
Un problème n'arrivant jamais seul, le même jour le logiciel de récupération des données météorologiques Cobalt a connu un bug: il ne retrouvait plus ses données passées. J'ai donc dû restaurer le dossier où se situe la base de données à une date ultérieur, effectuer une opération de maintenance (principalement une défragmentation) de cette même base et effectuer un vidage de la station Opale pour récupérer les données enregistrées pendant l'opération (elle garde en mémoire les 7 derniers jours). Les derniers tours d'horizon (observation des nuages, visibilité, temps présent et phénomènes particuliers) ont ensuite été entrés manuellement à partir du carnet d'observation.
Aujourd'hui je suis à nouveau en journée prévision-observation (de 7h à 22h) sous un grand soleil, au lendemain d'une tempête avec des rafales à 110 km/h. Demain ce sera donc journée repos. Ensuite je devrais retourner à la piste D10 pour y mettre la batterie rechargée. Et en fin de semaine si tout va bien, la rotation R3 arrivera à Dumont d'Urville.
Base antarctique Dumont d'Urvillle - 3 février 2013, 18h30
Pression atmosphérique 969.7.2 hPa
Température 0.5 °C
Température du point de rosée -12.2 °C
Humidité relative 38 %
Windchill (température ressentie) -5.7
Vent
-Direction 140 ° (SE)
-Vitesse moyenne 8.1 m/s (29.2 km/h)
-Vitesse max 11.6 m/s (41.8 km/h)
Rayonnement global 323.0 W/m²
Observation à 6h TU:
-Visibilité 50000 m
-Nébulosité totale 1/8
-1/8 de cirrus à 6000 m
Inscription à :
Articles (Atom)





















































